mercredi 28 août 2013

Le FC Istres invite les vacanciers


Voici une bien belle initiative proposée par le FC Istres. Si vous êtes un touriste en vacances autour d’Istres, le club vous invite à assister à un match du FC Istres gratuitement. Pour cela, il vous suffit de vous rendre aux guichets du stade, et de présenter un justificatif prouvant votre lieu de résidence. Cette offre vous donne ainsi droit à une place par vacancier, dans la tribune EST du stade Parsemain. 


Le FC Istres de Jérôme Leroy a bien besoin de soutien en ce moment, le club pointe à une triste 17ème place, avec seulement 2 points pris et déjà 10 buts encaissés en 4 journées. Vendredi prochain, c’est l’AJ Auxerre qui viendra rendre visite aux Istréens ; les bourguignons se trouvent quant à eux à la 12ème position avec 5 points.
Pour tous les vacanciers, cela peut être un moyen de bénéficier d’une activité gratuite, qui promet du spectacle, puisque l’AJ Auxerre et le FC Istres ont déjà marqué 10 buts et encaissé 15 en seulement 4 matchs de championnat.

vendredi 9 août 2013

Tous ces moments qui nous ont manqué...


Comme le dit si bien Zizou, c'est la reprise. Mais qui dit reprise de la L1 dit aussi reprise de moments que l'on ne peut vivre qu'en France, que dans la L1. 
Alors, en exclusivité, décryptage de ces moments qu'on a tous attendu pendant de si longs mois, et qui arrivent dès ce soir !

"On voit tout l'espace devant Sébastien Roudet, qui va avoir tout son temps pour adresser un bon centre"
La palette de Canal
Rien ne vaut la palette pour décrypter un but d'Emmanuel Rivière ou de Roy Contout.

Tu la vois celle-là ?
L'insulte de Loulou Nicollin
Après François "Mange merde" Clerc, Benoît "Petite tarlouze" Pedretti, qui sera la prochaine victime de Loulou ? Didier "Pelle à chiasse" Digard ? Ou Toifilou "Fils de renard" Maoulida ?

Il est vraiment Falcaménal...
L'invention d'une nouvelle expression
Surfant sur la réussite du verbe "Zlataner", les commentateurs vont certainement tenter de nous inventer une nouvelle expression avec une des nouvelles stars de la L1. Pour le moment, "Faire cavani-er seul" et "Falca-goal" tiendraient la corde. 


Le concours du plus beau gosse entre Marco Simone et Daniel Bravo
L'un est italien, l'autre rêve de l'être. Le Canal Football Club est leur podium, où chacun tente de prendre l'ascendant. Coupe de cheveux style décoiffé par Jean-Louis David pour l'un, costumes en peau de Fennec austral pour l'autre, rien n'est laissé au hasard dans ce match arbitré par le non moins classe Pierrot Ménes.

"Ne ratez pas le reportage exclusif dans les coulisses de l'équipe de Côte d'Ivoire..."

Téléfoot 
Que serait notre championnat sans Téléfoot et Christian Jeanpierre ? Pas grand-chose sans doute. Entre les résumés sans images (Ils n'ont pas les droits télé, mais ils en parlent quand même) et documentaires poignants sur l'enfance difficile de Mohammed Rabiu : tout y est pour se mettre en condition pour le déjeuner chez tonton Robert.

Enfin voilà, c'est donc toutes ces petites choses qui nous donnent aussi envie que notre championnat préféré reprenne, tous ces petits moments de bonheur qui nous atttendent dès ce soir...

mercredi 7 août 2013

La clé Deschamps...

Certes, ce jeu de mots a sans doute été utilisé bon nombre de fois par de grands journaux sportifs, mais peu importe, je le trouve plutôt approprié pour la situation. Et en plus, il me permet d'ouvrir tranquillement cet article sans avoir à vraiment réfléchir pour une introduction. 


Pourquoi cet article ? 


Tout simplement parce que se profile à l'horizon le premier match de l'équipe de France, face à la Belgique Mercredi 14 Août prochain. J'en profite au passage pour souligner l'inutilité d'un tel match, sachant que seul notre beau championnat de France aura repris ; les joueurs sont en pleine reprise et complètement à cours de compétition, et il est très difficile pour un sélectionneur de connaître la véritable forme des joueurs, à part s'il supervise chaque séance d'entraînement de chaque international, ce dont je doute fort. 


Pourquoi ce titre ? 


Après avoir souligné l'inutilité de ce match amical placé en tout début de saison, je m'attaque maintenant à la tâche qui incombe à Didier Deschamps (Et qui lui décombe, seuls les plus avertis auront reconnu cette référence*). 
Donc comme je le disais, il lui est difficile, voire même impossible, de connaître l'état de forme de chacun de ses poulains. Les entraînements et matchs amicaux ne constituent pas une base suffisamment solide pour constituer son jugement.
Qui plus est, au-delà de ce match face à la solide équipe de Belgique, Didier Deschamps se projette certainement sur les deux matchs de qualification, et va devoir résoudre le casse-têtes qui s'offre à lui :  puisque Blaise Matuidi, Yohan Cabaye et Paul Pogba seront indisponibles pour le premier de ces deux matchs. Didier va donc devoir trouver la solution, la clé de cette énigme qui s'offre à lui, CQFD. 



Qui au milieu ?


Quelle est aujourd'hui la priorité du sélectionneur ? Certainement un savant mélange entre retrouver la confiance après une tournée en Amérique du Sud à oublier (Deux défaites en autant de matchs face à l'Uruguay et au Brésil) et bien préparer les matchs de qualification en Géorgie et en Biélorussie. 
Alors, le sélectionneur va-t-il s'appuyer sur nos meilleurs joueurs au milieu de terrain (Matuidi, Cabaye, Pogba : tous trois suspendus pour le match en Géorgie) ou va-t-il chercher un milieu capable de mettre à mal cette équipe géorgienne dès Mercredi prochain ? 
Avec la possibilité de sélectionner 23 joueurs pour ce seul match face à la Belgique, Didier Deschamps pourrait très bien sélectionner les joueurs suspendus en Géorgie, pour confirmer la construction de l'ossature de son groupe, tout en sélectionnant parallèlement des joueurs susceptibles de les remplacer. On peut donc penser à un milieu avec Matuidi, Cabaye et Pogba, en ajoutant Mavuba, Gonalons, Nasri et Capoue, ou pourquoi pas une surprise comme le capitaine niçois Didier Digard ou le jeune Kondogbia, tout juste auréolé du titre de champion du monde Espoirs.

Pogba et Kondogbia à nouveau réunis en Bleu ?

Quelle que soit la sélection annoncée par le sélectionneur tricolore, la mission s'annonce d'ores et déjà ardue pour les bleus, face à un milieu belge très impressionnant sur le papier (Fellaini, Witsel, Defour, Chadli, Dembelé...).

Rendez-vous demain pour découvrir le trousseau groupe retenu par Didier Deschamps pour ce match amical face aux diables rouges.

* : Cette référence vient du succulent sketch des inconnus sur Les policiers.


lundi 5 août 2013

Après le sponsoring participatif, sponsoriseme se développe encore...

Sponsoriseme s'offre une campagne publicitaire s'inspirant très fortement d'un site de rencontre bien connu...
Sponsoriseme est un des pionniers dans le milieu du sponsoring participatif.* Aujourd'hui, Sponsoriseme se diversifie pour offrir la possibilité de s'afficher aux côtés d'un sportif encore en activité ou d'une ancienne gloire du sport. 


Un sportif : Oui mais pourquoi faire ?


Si vous avez toujours rêvé de vous mesurer à un grand champion, vous pourrez par exemple disputer une course face à Ronald Pognon ou taper la balle avec Nicolas Escudé, ou encore parler tactique avec Raymond Domenech. Ces trois sportifs sont en effet parmi les possibilités offertes par le site, qui recense bon nombre de grands sportifs français.
A l'heure où le sport prend de plus en plus d'ampleur, nos sportifs deviennent de véritables icônes, et constituent un excellent moyen de s'offrir une belle publicité, en affichant le soutien de tel ou tel sportif. 

Le site de sponsoring propose différentes formules : il est notamment possible de demander une conférence donnée par un sportif, ou encore un évènement marketing ou tout simplement une séance de dédicaces. 
Ces différentes offres s'adressent donc directement aux entreprises souhaitant densifier leur image, en s'affichant aux côtés d'une gloire du sport. Les tarifs varient d'un sportif à un autre, Grégory Coupet étant certainement plus cher que Ugo Crousillat (Spécialiste du water-polo). 

Quelques sportifs proposés par le site...

Un sportif : Oui mais lequel ? 


Le choix va certainement s'avérer difficile, tant l'offre de Sponsoriseme est dense et pluri-disciplinaire. 
On peut notamment s'offrir, en vrac : Christine Arron (Athlétisme), Daniel Costantini (Handball), Sébastien Chabal (Rugby), Christophe Lemaitre (Athlétisme), Lucie Décosse (Judo), Emilie Gomis (Basket), Vincent Clerc (Rugby), Luc Abalo (Handball), Claude Puel (Football), Bernard Laporte (Rugby) ou même Jean Le Cam (Voile) et Jean Galfione (Athlétisme). 
Il est également possible de s'offrir les services de Laurent Jalabert, mais je doute aujourd'hui de l'impact positif de celui-ci après les secousses récentes liées au dopage.
Il y en a donc pour tous les gouts, pour tous les budgets, et pour toutes les volontés, Sponsoriseme promet de s’adapter "à votre budget et met tout en œuvre pour vous aider à trouver la bonne formule en vous mettant à disposition le ou les sportifs qui vous conviennent".


Et le sportif dans tout ça ? 

 

Le sportif voit dans cette offre une perspective de reconversion, en donnant quelques conférences sur certains aspects de son sport, faisant bénéficier les clients de sa grande expérience du sport professionnel, et apportant son image au chevet d'une entreprise ou d'un évènement. 
C'est vraisemblablement une bonne manière de continuer à faire partager leur passion, même une fois leur carrière terminée. 
On peut voir, parmi les sportifs proposés, de nombreux sportifs encore en activité. Sponsoriseme se fait en fait intermédiaire entre l'entreprise et les sportifs, en devenant un annuaire pour s'offrir les services marketing d'un sportif. Cela fait des années qu'on peut voir des sportifs dans des publicités (Zidane, Lizarazu, Guy Roux, Dominici...), mais aujourd'hui, il est désormais possible de vous offrir une séance de tirs aux buts face à Jérôme Alonzo ou un bon placage de Sébastien Chabal. Pour les plus petits budgets, vous pouvez alors vous offrir un touchdown de Sébastien Sejean, certainement plus bon marché. 

Sponsoriseme ne dit pas s'il est possible de s'offrir un dîner aux chandelles en tête à tête avec Louisa Necib, pourtant parmi les sportifs proposés. Dans le doute, je commence immédiatement à épargner pour m'offrir ce privilège...

* Si le sponsoring participatif est un concept encore inconnu pour vous, alors je vous recommande d'aller lire la présentation que j'en fais dans l'article Sponsoring participatif : Tout le monde peut aider son club.


jeudi 1 août 2013

Vrais espoirs ou désespoir ?

Ah oui, vraiment ?
Au jour de la finale de l'euro des U19 entre la Serbie et la France, et après le succès des U21 bleus à la coupe du Monde, de nombreux observateurs parlent déjà de "génération dorée", et de bel avenir pour notre équipe de France. Mais ces joueurs deviendront-ils de grands joueurs ? Plutôt que de faire des prédictions sur leur potentiel et leur progression, je vais plutôt étudier quelques joueurs ayant remporté l'Euro 2005 avec la sélection U19, et voir l'évolution réelle de ces joueurs.

Hugo Lloris


Alors qu'il est encore sous contrat à Nice, Hugo est champion d'europe avec les U19 en 2005. 
Aujourd'hui, il est le meilleur gardien bleu, et parmi les tous meilleurs mondiaux, et garde les buts de Tottenham. 

Geoffrey Jourdren
On se souvient tous de son passage dans "A la clairefontaine" aux côtés d'Hatem Ben Arfa par exemple. Ce produit de l'INF Clairefontaine fait aujourd'hui le bonheur de Montpellier, mais n'a sans doute pas eu la carrière qu'on pouvait lui prétendre à l'époque.

Cédric Cambon
Formé à Montpellier, ce défenseur remporte l'Euro 2005 aux côtés d'Hugo Lloris. Il dispute également le tournoi de Toulon en 2006, puis part s'exiler en Bulgarie en 2007. Il y remportera la coupe et la Supercoupe de Bulgarie, puis rejoint Evian en 2009, club de National à cette époque. Il rêvait sans doute mieux comme parcours...

Yassin Moutaouakil
Kamoulox !!!

Florian Marange
Le latéral gauche issu du centre de formation des girondins était titulaire jusqu'à l'éclosion de Trémoulinas. Il disparaîtra peu à peu, puis part au Havre chercher du temps de jeu. Il y disputera 13 matchs, soit 3 de moins que dans son club suivant, l'AS Nancy Lorraine. En 2010, il retourne à Bordeaux, mais ne retrouve jamais son niveau de 2005, dommage. 

Didier Digard
Pur produit du centre de formation du HAC, Digard arrive très tôt à Paris, où il ne disputera que 19 matchs suite à une blessure. Il est transféré et rejoint Middlesbrough, puis Nice tente le pari de le rapatrier en France après la relégation du club anglais. Pari réussi puisque Digard est aujourd'hui capitaine du club azuréen, et est le second joueur de champ le plus utilisé en Ligue 1, derrière N'Koulou.

Yohan Cabaye   
Le milieu de terrain de Newcastle, formé au LOSC, est certainement, avec Lloris, celui qui a le mieux réussi. Devenu incontournable en équipe de France, Cabaye est un des piliers de Newcastle, et est sur les tablettes de nombreux clubs durant ce mercato, notamment le PSG de Laurent Blanc.



Franck Dja Djé Djé
Élevé au rang de grand espoir du PSG, le natif d'Abidjan n'a jamais réussi à confirmer ce beau potentiel. Passé par Brest, Grenoble où il a réussi à marquer 10 buts en une saison, Strasbourg, Vannes ou encore Arles Avignon, il aura inscrit la bagatelle de 9 buts en Ligue 1, très loin de ce qu'on aurait pu imaginer à l'époque. 

Moussa Sow
Après six saisons au Stade Rennais durant lesquelles il aura inscrit 21 buts en 105 matchs (un but tous les 5 matchs), Moussa Sow quitte son club formateur en fin de contrat pour rejoindre le LOSC. A ce moment, personne n'imagine que Moussa Sow terminera meilleur buteur du championnat de France, contribuant allègrement à offrir le doublé coupe-championnat aux dogues. Mais en janvier 2012, Moussa s'envolera pour la Turquie et le Fener, pour la somme de 10 Millions d'Euros. Il y inscrira d'ailleurs son tout premier but lors de son premier match, face au Besiktas. Il se permet même de devancer Dirk Kuyt dans le classement des buteurs du club.  

Au travers de la présentation de ces 9 joueurs, on s'aperçoit que très peu ont réussi à confirmer tout le potentiel qu'ils avaient pu montrer. Certains ont réussi, d'autres ont une carrière honorable, et enfin les joueurs restants, suite à des mauvais choix de carrière, des blessures ou encore des méformes répétées, sont retombés dans l'anonymat le plus complet, et évoluent dans des clubs de seconde (voire troisième ou plus) zone...
J'aurais également pu parler de Yoann Gourcuff, mais il aurait fallu un article complet pour évoquer la carrière, alternant moments de plénitude et désert total, de ce joueur au potentiel aussi énorme que son salaire à l'OL aujourd'hui.

Le football est ainsi fait que personne ne peut prédire à l'avance la progression de chaque joueur. On peut quand même supposer que certains joueurs, comme Benzia, Kondogbia, Thauvin, Areola, Digne ou Rabiot par exemple, pourront un jour faire la joie de l'équipe de France, comme Pogba et Varane ont déjà commencé à le faire. 
Alors, l'Euro 2016 à domicile sera-t-il l'Euro des espoirs français ? Seul l'avenir nous le dira...

jeudi 16 mai 2013

Le All Star Game en football : Une idée à développer ?

A l'approche de la fin de saison, je voudrais faire une suggestion à la Ligue de Football Professionnel. Un projet qui a déjà été abordé à de nombreuses reprises, mais qui n'a malheureusement jamais pris forme...

Tout part en fait de la NBA, et notamment du fameux All Star Game, organisé chaque année aux États-Unis. 

Un All Star Game en Ligue 1, pourquoi pas ?

Le All Star Game, c'est quoi ? 

Le principe est assez simple ; la NBA met en place un match opposant les meilleurs joueurs de la conférence Ouest aux meilleurs joueurs de la conférence Est. Les titulaires de chaque équipe sont élus par les fans de basket à travers le monde, via le web notamment. 
Les remplaçants, quant à eux, sont élus par l'ensemble des entraîneurs du championnat.
Enfin, les entraîneurs sont ceux présentant le meilleur bilan au cours de la saison.

 

 

Le All Star Game en Ligue 1, pourquoi ? 

Un tel match permettrait certainement de mettre en lumière le championnat français, et notre très chère Ligue 1, et permettrait également aux fans de foot de voir un match inédit, venant clore la saison de football. 
Ce match, disputé dans un stade élu par les internautes, verrait donc s'opposer les meilleurs joueurs du championnat, et les bénéfices de ce match de gala pourraient alors être reversés à une association caritative (Secours populaire, Croix Rouge...). 
La notion de conférence n'existant pas dans notre championnat de Ligue 1, la différence pourrait se faire sur la nationalité des joueurs (Les joueurs français contre le reste du monde).

 

Le All Star Game en Ligue 1, ça donnerait quoi ? 

Après un rapide tour d'horizon des joueurs de Ligue 1, voici un exemple de ce que pourraient donner les deux équipes sélectionnées :

Joueurs Français 

Entraîneur : Élie Baup

Stéphane Ruffier
Christophe Jallet - Nicolas Isimat-Mirin - Mamadou Sakho - Lucas Digne
Rio Mavuba - Blaise Matuidi
Rémy Cabella - Matthieu Valbuena - Yohann Mollo
 Bafetimbi Gomis

Remplaçants : Steve Mandanda, Sébastien Corchia, Loïc Perrin, Maxime Gonalons, Julien Féret, Dimitri Payet, Jérémie Aliadière

Reste du Monde

Entraîneur : Carlo Ancelotti 

Salvatore Sirigu
Mariano - Thiago Silva - Aurélien Chedjou - Henri Bédimo
Marco Estrada - Thiago Motta
P.A Aubameyang                                             Ryad Boudebouz
Zlatan Ibrahimovic - Dario Cvitanich

Remplaçants : David Ospina, Lucas Mendes, Onyekachi Apam, Younes Belhanda, André Ayew, Salomon Kalou, Lisandro Lopez

Le concept pourrait même être étendu aux championnats européens majeurs, où s'organiserait un All Star Game à dimension européenne. Sur le même principe, le match verrait s'opposer une équipe composée uniquement de joueurs européens (Avec en vrac Iniesta, Pirlo, Kompany, Van Persie, Schweinsteiger, Cristiano Ronaldo...) et une équipe composée uniquement de joueurs non européens (Avec en vrac Messi, Falcao, Yaya Touré, David Luiz, Kagawa...).



Alors d'après vous, ce concept pourrait-il être mis en place en France ? Et pourrait-il être étendu à l'Europe ?



jeudi 2 mai 2013

Vers un long règne allemand ?

Lors de ces deux oppositions entre clubs espagnols et clubs allemands en demi-finales de ligue des champions, les clubs allemands ont chacun composté leur billet pour la finale, et ainsi, s'opposeront dans un duel fratricide le Samedi 25 Mai prochain à Londres.

Mais au-delà de ces deux demi-finales dominées par les teutons, il faut surtout voir la manière. Ces deux équipes proposent un jeu léché, d'une grande qualité, rempli de solidarité et de volonté ! En face, les deux ogres espagnols, pourtant favoris lors du tirage au sort, n'ont jamais su se mettre au niveau, et ont reçu une leçon, notamment lors du match aller, où l'Allemagne a remporté la manche sur le score de 8 à 1 sur le cumul des deux matchs : Impressionnant !

Pique, auteur du deuxième but du Bayern contre son camp, symbole de la décadence catalane

Barcelone, une déroute prévisible...

 

Lors de la double confrontation face au Paris Saint-Germain, le Barça avait déjà laissé entrevoir de grosses lacunes défensives, et surtout un manque de créativité dans le jeu, n'arrivant jamais à déstabiliser complètement leur adversaire. Les passes ne s'enchaînent plus aussi naturellement entre les catalans, les solutions manquent, et les actions offensives se font rares. Guardiola, futur entraîneur du Bayern Munich en Juin prochain, avait bâti la meilleure équipe du monde, et peut-être même de toute l'histoire du football. Cette équipe a raflé tous les trophées, proposant un football offensif d'une qualité incroyable, portée par un Messi au sommet de son art. Mais cette équipe a vieilli, à l'image d'un Xavi totalement dépassé. Et aucun véritable renfort, hormis Jordi Alba peut-être, n'a été apporté à cette équipe.
Alors les catalans ont réussi une excellente première partie de saison, s'assurant quasiment le titre national à la trêve hivernale, mais les catalans n'ont jamais réussi à élever leur niveau de jeu pour faire face aux cadors européens ; pire, ils ont reçu deux énormes gifles face à l'ogre bavarois, qui leur a infligé un 7 à 0 sur deux matchs. Ces deux démonstrations ne souffrent évidemment d'aucune contestation possible, tant la différence a été flagrante sur l'engagement, sur la discipline tactique, et sur la qualité technique. Battus dans tous les compartiments du jeu pendant plus de 180 minutes, les catalans n'ont jamais semblé être en mesure de se mettre au niveau.
Porté par d'excellentes individualités (Robben, Ribéry, Schweinsteiger, Müller, Javi Martinez, Alaba...), les allemands ont surtout réussi à dominer le match de la tête et des épaules, en proposant un football magnifique, jouant simplement en enchaînant les passes vers l'avant, sans jamais gamberger, du football total en somme...
Pris de vitesse et battus dans les duels, les catalans ont vite baissé les bras, et ont donc pris, fort logiquement, deux corrections qui les forcent à une remise en question profonde. La Catalogne peut s'attendre à une revue complète de l'effectif, et certainement des arrivées dans tous les secteurs de jeu, pour essayer de relever la tête après ces deux coups de massue.


Robert Lewandowski, auteur d'un quadruplé à l'aller, a permis au Borussia de sortir le Real de Mourinho

 Le Real, une demi-surprise...

 

Si Barcelone a été largement dominé et sort par la petite porte de la Ligue des Champions, le constat est plus mitigé pour les hommes de Mourinho. Les madrilènes paient essentiellement la piètre prestation du match aller, ponctuée par un quadruplé magnifique de Robert Lewandowski, la star polonaise de Dortmund.
Forts de ce large succès, les jaunes et noirs ont géré leur match, réussissant à contenir les attaques madrilènes, et comptant sur leur gardien Weidenfeller pour sortir les arrêts décisifs quand il le fallait. Ils ont fini par céder à 10 minutes de la fin du match sur un but de Benzema, puis un but de Ramos en toute fin de match, mais les joueurs de la maison blanche n'ont malheureusement pas réussi à inscrire ce troisième but qui leur aurait ouvert les portes de la qualification. Alors sur l'ensemble des deux matchs, la qualification se joue à un but, mais Dortmund a mérité sa place en finale, en ne fermant jamais le jeu face à l'ogre madrilène, jouant crânement sa chance avec des individualités exceptionnelles (Hummels, Gundogan, Gotze, Lewandowski) se mettant au service du collectif.
Lors du tirage au sort, bon nombre de spécialistes prétendaient que le Real avait bénéficié d'un tirage clément en étant opposés au Borussia ; on peut aujourd'hui se dire que le tirage le plus clément aurait certainement été le Barça.
Le Real et le Borussia vivaient cette saison une situation similaire ; largement distancés en championnat, les deux clubs avaient dû renoncer au titre national, abandonnant respectivement ce trophée aux rivaux catalan et bavarois. Ils pouvaient alors tout miser sur la ligue des champions, objectif clairement annoncé par José Mourinho notamment, qui voulait terminer son parcours avec le Real sur un triomphe en Ligue des Champions, comme il avait pu le faire avec l'Inter Milan par exemple.
Mais c'est finalement la jeunesse allemande qui a remporté ce duel, s'ouvrant ainsi la perspective de battre le Bayern pour la première fois de la saison, pour remporter une Ligue des Champions qui serait un exploit retentissant.


L'Allemagne ne connaît pas la crise...

 

Par ces deux demi-finales, l'Allemagne s'est offert la confirmation du renouveau du football allemand. Débutée lors des préparatifs pour la Coupe du Monde 2006, cette remise en question a d'abord touché les stades, qui comptent aujourd'hui parmi les plus beaux, et les mieux équipés. L'Allianz Arena, véritable bijou technologique, constitue ce qui se fait de mieux en matière de stade, et peut s'illuminer selon différentes couleurs les jours de match.
Mais au-delà des équipements, c'est surtout la philosophie de jeu que les allemands ont voulu mettre en avant. En s'appuyant sur un vivier exceptionnel de grands espoirs allemands, le Bayern et Dortmund notamment ont pu constituer des effectifs d'une grande qualité, agrémentés par quelques recrues venant renforcer l'équipe.

Les joueurs de Dortmund sont tous de très grands espoirs du football international, comme par exemple Mario Gotze, Ilkay Gündogan, Mats Hummels, Robert Lewandowski ou encore les frères Bender. Le Bayern est davantage un mélange entre grands espoirs et joueurs confirmés. Des espoirs comme David Alaba ou Javi Martinez sont portés par des joueurs confirmés comme Franck Ribéry, Bastian Schweinsteiger, Thomas Müller ou Philippe Lahm.

Même si ces deux stratégies d'effectif semblent différentes, ces deux équipes allemandes comptent cependant sur un facteur essentiel dans le football moderne : leur centre de formation. Dotés d'installations à la pointe de la technologie, Borussia et Bayern peuvent compter sur leurs jeunes pour constituer un vivier exceptionnel de jeunes talents. La mentalité allemande gravée dans leurs gènes, la rigueur tactique et la détermination feront assurément de ces jeunes de grands joueurs au caractère tranché, comme le sont aujourd'hui Thomas Müller ou Bastian Schweinsteiger.
Dortmund va vivre un tournant dans sa progression en cette fin de saison, puisque le club va certainement perdre des joueurs cadres lors du prochain mercato, on pense notamment à Mario Gotze, qui va rejoindre le Bayern en fin de saison, ou peut-être aussi Gundogan, Hummels et Lewandowski. Ces joueurs devront être remplacés, mais on peut assurément faire confiance aux dirigeants pour leur trouver des successeurs au potentiel exceptionnel.

Enfin, un des facteurs essentiels à la réussite de ces clubs allemands est certainement leur stabilité financière. Le Borussia a notamment réduit sa dette de moitié au cours des dernières années, pendant que le Bayern est le club le plus sain financièrement, et ces deux clubs contrastent ainsi avec les clubs espagnols ou anglais criblés de dettes.


Le Bayern parti pour une hégémonie ? 

 

Avec la finale qui se profile dans un peu moins d'un mois, l'heure est déjà aux pronostics. Clairement, les bavarois font figure de favoris, tant leur démonstration a impressionné durant toute la saison.
Mais Dortmund ne se laissera certainement pas abattre par la puissance bavaroise, et s'appuiera certainement sur son bon parcours, et notamment ses deux matchs face au Real Madrid, pour tenter de déstabiliser le bloc du Bayern.

Forts de leur montée en puissance, les bavarois, eux, peuvent réussir à accrocher une Ligue des Champions, qui constituerait la cinquième remportée par le club. Leur double confrontation face au Barça a confirmé leur excellente saison, et le renouveau bavarois de ces dernières années, après deux finales perdues durant les trois dernières saisons.
Renforcés en Juin par l'arrivée de Mario Gotze, et surtout par le changement de coach avec l'arrivée de Pep Guardiola, ancien bâtisseur de la meilleure équipe de tous les temps au FC Barcelone, le Bayern Munich va certainement poursuivre sa mutation, et sera un concurrent difficile à battre pour les prochaines échéances de la Ligue des Champions.

De là à devenir la meilleure équipe de tous les temps, le temps le dira...